J’essaie dans la mesure du possible d’être réaliste. Il y a de bons côtés et de mauvais côtés à toute chose. L’essentiel est d’essayer de les voir objectivement. Pourquoi ne pas essayer de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide ?
Dernièrement, un ami habitant à Jérémie est venu nous visiter à Port-au-Prince. Il n’était pas venu depuis l’automne dernier. Il m’a raconté comment la route est rendue belle entre Jérémie et Les Cayes. Pas parfaite. Pas finie. Mais tellement mieux que la dernière fois que je suis allée dans la Grande Anse, il y a un an. Impressionné par les changements dans Port-au-Prince, les routes, les éclairages, les parcs de Pétion-Ville, le Champ de Mars, etc. Oui, il était impressionné à quel point la ville est en train de changer. Oh, Port-au-Prince continue d’être Port-au-Fatras. C’est un problème d’Haïtiens… Je rêve du moment où on prendra pleinement conscience que nous sommes la cause de cette saleté qui nous entoure. Mais lorsque j’entends dire que rien n’a été fait, que rien n’est fait… je me demande si ces gens sortent un peu. Il est bien facile de critiquer, de dire que c’était beaucoup mieux avant, il y a 50 ans, il y a 100 ans. Mais à la lumière des commentaires de cet ami, on peut affirmer que c’est mieux qu’il y a 1 an, 2 ans. N’est-ce pas bien ? Pas parfait, non, mais Haïti bouge. Toutes les routes de Pétion-Ville sont en voie de réparations, sinon réparées. Et Delmas. Et en ville... Partout ça s'améliore. Un petit pas peut-être, mais un pas en avant. Il y aurait beaucoup de choses à critiquer. Mais aujourd’hui, j’ai juste envie de dire : chapeau, lâchons pas… Tèt ansanm nap rive...

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